Solidarité Burkina
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2014, ou les chances d’un avenir meilleur !

samedi 4 janvier 2014, par Administrateur

Chers adhérents et sympathisants burkinabés et français,

C’est de France que je vous fais part de mes vœux pour cette année à venir qui porte en elle des germes encore inconnus et qui apportera, nous l’espérons, des solutions aux problèmes pourtant si différents que nous rencontrons de part et d’autre de la Méditerranée.

Peut être aimeriez-vous que je vous raconte comment j’ai vécu ce temps récemment passé dans mon deuxième pays ?

Il m’est impossible de rassembler ici toutes les sensations et réflexions accumulées en trois mois mais je vais évoquer deux moments forts au travers desquels je vous partagerai mon point de vue et mes espérances.

Tout d’abord, j’ai eu le grand plaisir d’accueillir une vieille amie à Léo et vous imaginez combien j’étais à l’affût de ses réactions et intéressée par le regard tout neuf qu’elle portait sur ce pays que j’aime et qui m’a adopté. Ce jour-là, Geneviève m’a accompagnée pour une visite de courtoisie chez la maman d’un ami qui habite dans une "cour" [1] familiale traditionnelle. Je ne prévoyais pas la surprise et le désarroi que ce fut pour mon amie. Brutalement, nous étions comme séparées par la façon dont chacune vivait ce moment. Pour elle, un malaise et une émotion intense induits par la découverte d’un monde inconnu et radicalement différent par son mode et ses conditions de vie à la fois précaires et conviviales à l’extrême. Quant à moi, j’étais là en toute simplicité et fière de lui présenter une famille amie. En voyant sa réaction, j’ai mesuré le chemin parcouru entre mon premier regard et mon implication actuelle. Mais dans le même moment, ce décalage entre nous m’a permis de réaliser que, par désir de fraterniser, j’accepte peut être trop vite certains états de fait.

L’autre souvenir est celui de la fête nationale de l’Indépendance le 11 décembre à Léo.

Craignant de les exposer à une sorte de voyeurisme, j’étais un peu réticente à l’idée que les enfants handicapés de notre centre d’accueil défilent à cette occasion dans les rues de Léo au milieu des associations de la ville. Je n’avais pas encore vu leurs mines radieuses et fières quand ils sont passés devant la tribune des officiels, entourés de leur enseignant, de leur éducateur et des femmes du groupe d’alphabétisation !

J’ai alors compris que c’est bien le souci d’égalité pour tous : handicapés, valides, riches, pauvres, noirs, blancs, africains ou européens qui mobilise notre association.

Et vous savez que nous avons engagé tout particulièrement notre énergie pour qu’existe à Léo comme à Dijon une égalité des chances pour les enfants en âge scolaire. La pauvreté qui touche brutalement de nombreuses familles pousse certains parents à se désintéresser de leur enfant handicapé, malade ou plus faible. Certains vivent le handicap de leur l’enfant comme une chose honteuse qu’on doit cacher.

Quand les enfants handicapés que parrainent des amis de France défilent en chariot dans les rues de Léo pour la fête nationale, c’est une véritable occasion de dépasser cette honte et d’inviter à reconnaitre pour chacun sa place dans la société.

C’est pourquoi en cette période de vœu où l’espérance est permise, à cette étape de bilan et de renforcement de nos convictions profondes, je fais vivement appel à vous tous pour nous aider dans notre action en finançant le parrainage d’enfants handicapés accueillis au Centre Raïssa Benao et ouvrir ainsi à tous les chances d’un avenir meilleur !

Pour chacun d’entre nous, je fais aussi le vœu, en ce début d’année 2014, d’un avenir meilleur !

Yvette Ladrée

PDF - 4.2 Mo
Parrainage : plaquette et souscription

Voir en ligne : Parrainage et souscription

Notes

[1] L’unité de résidence, souvent dénommée "maisonnée, grande maison, enclos, concession", abrite souvent 3 générations successives (des grands parents aux petits enfants non mariés). Les unités familiales s’organisent donc dans un espace restreint marquant l’unité de base au sein de laquelle s’exerce la solidarité.

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