Solidarité Burkina
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Des touristes solidaires racontent

Extraits de leur journal de voyage à Léo en décembre 2012

lundi 4 février 2013, par Administrateur

Premier contact : « OUAGA ».

"La circulation est intense et plutôt anarchique : nous comptons moins d’une voiture pour 50 vélos ou motos. La poussière soulevée constitue un brouillard permanent et la nuit tombe très vite vers 17h30." Photo wikipédia

"... promenade dans le parc Bangr-Wéoogo (ex "Bois de Boulogne") verdoyant, de Ouagadougou, où nous ne croisons que des blancs... "

"Avant de prendre la route pour Léo, nous longeons la retenue d’eau de Ouaga, au bord de laquelle sont installés beaucoup de maraîchers, de marchands de primeurs."

Léo :

"Lever au chant de Germain, le patron de la basse-cour, puis visite du centre ville de Léo : l’église, la mosquée, l’hôpital… Nous sommes très surpris de l’« architecture » qui prédomine : tout au long de la rue principale ( la seule qui est bitumée ), les échoppes faites de piliers en bois et toits de tôle abritent le menuisier, le garagiste, les stations d’essence et tous les corps de métier."

"D’énormes caniveaux sont remplis de déchets en plastique, partout des charrettes tirées par de jolis ânes, des vélos, des motos et beaucoup de gens à pied."

Après le repos de début d’après-midi où la chaleur est écrasante, nous partons pour aider au débroussaillage du jardin collectif créé par l’association dans le but d’aider à l’insertion des jeunes handicapés par le travail du jardinage."

Le jardin à ses débuts en novembre 2009.

"Au C.S.P.S. ( Centre de Soins et de Promotion Sociale) nous assistons au cours d’alphabétisation dispensé à de jeunes femmes très motivées."

"Je pensais pouvoir me rendre utile au dispensaire. Je me rends compte très vite que la barrière de la langue (multitude de dialectes) est infranchissable [...] Après une petite sieste, mon mari va aider à la pose du grillage autour du jardin, et moi, je fais la connaissance d’un des trois infirmiers. Nous passons l’après-midi à recevoir les patients et à échanger sur le travail infirmier, au Burkina (où il consulte et prescrit), et en France (où on exécute les ordres du médecin)."

Bobo-Dioulasso :

"Départ pour Bobo-Dioulasso par une piste cabossée et poussiéreuse sur la moitié du chemin. Nous prenons des photos de villages (concessions), de piétons, de taxis-brousse chargés de façon à défier toutes les lois de l’équilibre, de troupeaux qui traversent la piste… La deuxième partie du trajet est goudronnée, et nous arrivons à l’auberge de l’association Adansé (= « bonne arrivée » en dialecte dioula ).

Nous posons notre paquetage et partons découvrir Bobodioulasso, qui s’avère plus verte que Ouagadougou. Après la visite de la grande mosquée et de la ville, nous choisissons quelques souvenirs dans les sculptures en bois et la poterie."

"Nous visitons trois classes où une centaine d’élèves ( par classe !) nous ovationnent.

Au restaurant Le Dankan, devant la porte d’entrée, un panneau nous intrigue :

SUGGESTIONS

ACCES INTERDIT AUX :

  • GOUROUNSIS : Lelé, Kasséna, Nouni, Ko
  • YADLES : Yatenga

Yvette nous explique que ce sont des « parentés à plaisanterie » : des ethnies alliées s’adonnent à un jeu de rôle qui a pour but d’évacuer l’agressivité des deux parties."

"Quelques achats d’objets fabriqués par les femmes de l’association Adansé ( tissage, couture, broderie, crochet…), puis nous nous rendons dans un champ acheté par l’association où un groupe de jeunes lycéens bénévoles aide à la plantation d’arbres. Emile, président local de Adansé, nous explique le fonctionnement futur de cet espace : plantation de moringas (arbres contenant beaucoup d’éléments nutritifs)."

Banfora :

"Issouf sera notre guide pour les deux jours à venir. Il nous renseigne tout au long de la visite sur la faune, la flore, les coutumes locales… La piste traverse d’immenses champs de canne à sucre et nous arrivons dans un endroit paradisiaque : la cascade de Karfiguéla où une petite trempette s’impose… Les Dômes de Banfora puis le lac de Tengréla où les hippopotames nous ont posé un lapin.

Un délicieux Tô nous attend dans la famille de Dramane.

Nous dormons à l’auberge « La gloire de Dieu »."

Retour à Léo :

"C’est la Fête de l’Indépendance du Burkina Faso : jour chômé-payé, au dispensaire.

En fin d’après-midi, nous allons au marché acheter les ingrédients nécessaires à l’élaboration du tô que nous allons préparer chez Aminata dans la grande famille de Yacouba.

Cette soirée fut un vrai moment de partage, durant lequel nous avons vécu avec elle et sa famille comme si nous faisions partie de leur vie ; cet épisode de notre voyage restera pour nous un souvenir inoubliable.

Le lendemain après-midi, visite de l’usine SOFITEX (traitement du coton pour l’exportation), où M. le directeur nous a accueillis, guidés et instruits de façon remarquable.

S’en est suivi une visite libre à l’usine de karité : le travail de ces femmes est très pénible : la chaleur des fours et des marmites bouillantes ajoutée à la température ambiante est insupportable."

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"La soirée d’au revoir, organisée à la maison, rassemble l’équipe de l’association Solidarité Burkina et les sœurs de la congrégation. Nous sommes heureux de faire partie de ce groupe.

C’est le dernier jour de notre séjour et nous avons un pincement au cœur en quittant toutes les personnes que nous avons côtoyées , qui nous ont accueillis avec tant de gentillesse et d’affection ."

Retour en France...

"Nous avons mis plus d’une semaine à « atterrir » !…

La gentillesse, la véracité et l’honnêteté des liens créés par Yvette et Laurent à Léo nous ont fait partager la vie de personnes remarquablement humaines et altruistes.

Merci à Yvette, Laurent, Laurence, Dramane, Yacou, à toutes les sœurs du C.S.P.S., à Germain, à Marius, à Omar, à Orokia, Ourama ...

En résumé, nous n’avons pas vraiment souffert de la chaleur et des moustiques, Yvette a été très attentive à notre santé et nous nous sommes toujours sentis en sécurité.

Les images que nous garderons en mémoire sont la poussière permanente, le nombre incroyable de vélos, motos et téléphones portables, la beauté des femmes toujours élégamment vêtues, très actives dans leur commerce de beignets, la vente de fruits …

Partout aussi, des ânes, des chèvres …

Une seule envie au retour : Y RETOURNER !…"

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