Solidarité Burkina

Voeux 2012

jeudi 12 janvier 2012, par Administrateur

En fêtant Noël sous le soleil du Burkina, je mesure un peu plus chaque jour la chance qu’il m’a été donnée de cette rencontre qui a transformé ma vie. Le seul vœu que je formulerai pour cette année 2012 est que chacun puisse avoir cette chance de découvrir un jour ce pays des hommes intègres, où je me sens tellement accueillie et aimée. Le mot partage retrouve ici son véritable sens, même si quelques uns parmi les plus fortunés ne partagent plus ou peu, la majorité de la population n’a pas oublié ses racines.

Petit retour sur le passé.

En dix ans beaucoup de choses ont changé nous sommes passés de l’époque où l’on courait de cabine téléphonique en cabine téléphonique pour passer un appel vers l’étranger et rassurer les nôtres à celle d’aujourd’hui où les portables sonnent au plus profond de la brousse et en un clic nous sommes reliés au monde entier. Il fallait à l’époque cinq heures de piste pour relier la capitale Ouagadougou à Leo, le bout du monde pour nous Occidentaux qui venions de quitter autoroutes et TGV. Nous arrivions à Leo fourbus et tout poussiéreux. Aujourd’hui en moins de deux heures nous sommes à destination.

Changement bénéfique ? …………

Je pense qu’il faudra encore une décennie pour en juger mais il sera peut être trop tard …..Ce qui est sûr, c’est que pour ceux qui ont la chance d’avoir accès à l’automobile, à l’informatique, personne ne songe à revenir en arrière. Pour les autres, que vont-ils devenir ? Les enfants malnutris, les malades du sida, du palu et de toutes les pathologies tropicales qui n’intéressent pas le reste de l’humanité ? Notre rôle ici se situe à cette charnière ; combattre à leur coté , leur redonner espoir en utilisant les moyens modernes à notre disposition et dont ils ne disposent pas encore, ne pas les laisser dans l’ignorance. Pour cela nous comptons sur vous tous, vos amis, vos familles afin que notre projet associatif prenne un sens dans nos vies.

Nos activités :

Avant Noël, Laurent était reconnu par les notables du village au cours d’une cérémonie d’intronisation. La première pierre du futur centre d’accueil était posée ce même jour.

Depuis un mois, je peux, avec sœur Félicité, accueillir les femmes en grande difficulté sociale et leurs enfants dénutris sous un appartam construit par notre association. Une cuisine va permettre de confectionner des repas pour les femmes qui parcourent des dizaines de kilomètres pour recevoir les soins nécessaires à l’état de leur enfant. Début janvier, nous achèterons deux mobylettes et nous prendrons en charge les salaires de deux agents de santé qui vont sillonner les pistes de la province de Sissili pour venir en aide et porter conseil aux familles en grande difficulté sociale.

Les formalités administratives terminées nous commencerons la construction du centre d’accueil ce qui permettra de démarrer le volet alphabétisation des enfants et des adultes en particulier les très jeunes mères que nous soutenons déjà et qui nous en ont fait la demande récemment C’est en octobre que nous devrions inaugurer le centre d’accueil.

Comme vous le savez toutes les activités que nous menons sont entièrement à but social et ne génèrent aucun revenu, aussi nous envisageons en marge de nos activités de solidarité, des activités génératrices de revenus :

D’une part ici au Burkina : reprendre et développer les activités de jardinage commencées en 2009, y adjoindre d’autres activités comme l’élevage et la culture du Moringa (plantes très riche pouvant aider à la nutrition des enfants) et surtout le tourisme solidaire. Là, je fais appel à chacun d’entre vous pour la publicité.

En France, nous reprendrons l’activité charbon de bois dès mon retour au mois d’avril ainsi que les ventes d’artisanat et vide grenier ;Toute autre initiative sera la bienvenue

Je compte sur vous tous car comme le dit un dicton africain il vaut mieux dire « nous sommes » plutôt que « je suis ».

BONNE ANNEE 2012 DANS LA PAIX ET LA FRATERNITE !

À Léo, ce 11 janvier 2012, La Présidente de Solidarité Burkina, Yvette LADREE

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